Meta Robinson poursuit le rêve de Jackie Robinson

À l’écouter en entrevue, Meta Robinson se montre d’ailleurs une digne représentante pour honorer la mémoire de son grand-père, qui est malheureusement décédé, en 1972, bien avant qu’elle ne voie le jour.

«J’aurais aimé connaître mon grand-père, mais il y a quelque chose de spécial dans la façon dont son héritage continue de vivre», a-t-elle mentionné, à propos du précurseur qui a notamment porté les couleurs des Royaux de Montréal, en 1946.

En apercevant le monument montrant Jackie Robinson accompagné de deux enfants à l’extérieur du Stade olympique, Meta a d’ailleurs vécu un beau moment.

«C’est spécial pour moi d’être à l’endroit où ç’a commencé pour mon grand-père et je sais qu’il a été bien reçu ici, a noté celle qui en était à une première visite au Canada. Les gens de Montréal l’ont accueilli et l’ont aidé à devenir l’athlète et la personne qu’il a été.»

Une connexion

Meta Robinson, qui vit actuellement à New York, a évidemment entendu de nombreuses histoires concernant son célèbre aïeul de la bouche de sa grand-mère Rachel qui, à 96 ans, poursuit toujours l’œuvre de son mari via une fondation.

«Même si je n’ai pas connu mon grand-père, je sens que j’ai une connexion avec lui, juste par cet amour existant pour quelqu’un étant dans ta famille, a souligné sa petite-fille, qui est dans la jeune trentaine. J’aime croire qu’il y a une partie de mon grand-père qui vit en moi. Et pas seulement parce que je suis dans sa famille… C’était un homme bon, il a fait des choses merveilleuses. Comme personne noire, je veux continuer ce qu’il a accompli et avoir un impact positif.»

Ouvrir des portes

Tout en rendant hommage à son grand-père, Meta montre sa propre personnalité, elle qui est née au Kenya avant de grandir en Namibie. Elle est la fille de David Robinson, le plus jeune des trois enfants de Jackie et Rachel. Celui-ci a vécu aux États-Unis pour ensuite aller s’établir en Afrique pour travailler dans la culture du café. D’où le parcours de la jeune femme.

«Mon passé est très loin du monde du baseball car je suis déménagée en Amérique du Nord, il y a seulement 14 ans, pour l’école. Je n’ai pas grandi ici et dans un sens, ç’a été une bénédiction. Ça m’a permis d’éviter de me concentrer sur la popularité de mon grand-père et la perception des autres.

«C’est quand même incroyable ce qu’il a accompli grâce à sa force et son courage, a-t-elle résumé. Il a pavé la voie pour d’autres athlètes noirs. C’est encourageant de savoir qu’une personne déterminée peut ouvrir des portes pour les autres. Et on aura toujours besoin de plus de personnes comme mon grand-père pour que les portes continuent de s’ouvrir.»

À sa manière, Meta Robinson semble faire partie de ces personnes déterminées.

Source: journaldemontreal