Baseball, un sport complexe

Après de nombreuses recherches scientifiques, il a été prouvé que l’action de frapper une balle de baseball est le geste le plus difficile du sport. Pourquoi donc ? Est-ce donc vraiment le geste le plus compliqué ? Éléments de réponse.

Arrêter un penalty ? Shooter dans un panier? Un jeu d’enfant comparé au baseball selon le site USA Today. Le site américain s’est amusé à analyser tous les sports actuellement existants, et a classé en tête de son classement des actes sportifs les plus ardus « frapper la balle au base-ball ». Complètent le podium « conduire une voiture de course » et « sauter à la perche ». Simple comme bonjour me direz vous, mais cette action est loin d’être évidente et les statistiques le prouvent.

Par exemple, depuis la création de la Major League Baseball, uniquement 24 joueurs ont un pourcentage au bâton supérieur à 33% et le joueur avec la meilleure statistique Ty Cobb à fini sa carrière avec un batting average de …36.6 % seulement. En gros, les meilleurs joueurs du monde ratent en moyenne deux frappes sur trois. Pas très glorieux dans l’ensemble. Rien qu’au basket-ball, le shooteur le plus efficace de la saison régulière Deandre Jordan a eu un pourcentage de 71 % de paniers réussis. Quasiment deux fois plus que Ty Cobb ! Mais alors pourquoi des stats si basses ?

« Blink and you’ll miss it »

On ne dirait pas comme ça mais beaucoup de phases rentrent en jeu lors d’un lancer au baseball. Au niveau professionnel, la distance entre le lanceur et le frappeur est d’environ 18 mètres et la vitesse moyenne d’une balle rapide est de 145 km/h. Le temps entre le lancer et la frappe est de 4 dixièmes de secondes seulement. Ces quatre dixièmes sont décantées en cinq actes principaux à chaque lancer :

Voir : Dans le premier dixième de secondes, le frappeur doit voir l’image de la balle quittant la main du lanceur.

Réfléchir : Les 75 millièmes suivants il doit réfléchir à sa vitesse et à sa trajectoire. Comment arrivera la balle ? Est-elle dans la zone de frappe ?

Décider : le frappeur a ensuite environ 50 millisecondes pour décider si il frappe la balle ou non.

Se lancer: Au bas mot : 25 millièmes sont nécessaires au cerveau pour envoyer l’information de démarrer son swing. Oui oui c’est très rapide.

Swinguer : Les 150 millisecondes restantes sont le temps qu’a le frappeur pour déclencher son swing. Un mini décalage avec ce timing suffit à rater la balle. Autant dire qu’il ne vaut mieux pas cligner des yeux à ce moment là. Vous comprenez mieux les bas pourcentages maintenant hein ?

Softball: “petit frère”, grandes complications

Cependant, un autre sport devrait être considéré comme plus dur encore que le baseball, c’est son « petit frère » : le softball. En effet il est physiquement prouvé qu’il est encore plus difficile de frapper une balle de softball qu’une balle de baseball. Pourquoi ? Plusieurs facteurs entrent en scène :

Le temps de réaction : Au softball, le lancer moyen est plus lent ( environ 115 km/h ) mais la distance entre le frappeur et le lanceur est plus courte, donc le temps de réaction est plus court d’à peu près 5 centièmes par rapport au baseball.

La force : La vitesse de la balle au niveau de la zone de contact amène un force donnée pour pouvoir la renvoyer. Plus la force est conséquente, plus il est dur de renvoyer la sphère. À ce petit jeu la balle de softball génère plus de force de par sa taille plus grosse.

La trajectoire : Le lancer par au dessus du baseball oblige le frappeur a descendre ses mains sur la balle pour la swinguer, tandis que la trajectoire montante de la balle de softball force le frappeur a remonter les mains. Or par simple gravité, il est plus simple de descendre ses mains que de les monter… Aussi simple que ça.

Autant de preuves qui montrent que frapper une balle de baseball est difficile, mais ce n’est pas LE geste le plus compliqué du sport. Parfois les choses ayant l’air le plus facile sont les plus ardues, sachez le…

Source: vl-media